Dénonçant un verdict inacceptable et contraire aux valeurs universelles des droits de l’homme et de la démocratie, Taipei a demandé le 28 novembre à Pékin la libération immédiate du Taiwanais Lee Ming-che [李明哲], membre d’une organisation non gouvernementale prodémocratie, condamné le même jour en Chine continentale à cinq ans de prison pour « subversion du pouvoir de l’Etat ». « Propager la démocratie n’est pas un crime », a déclaré le porte-parole de la Présidence de la République, Alex Huang [黃重諺].
Le 28 novembre, rappelle le ministère des Affaires continentales dans un communiqué, le tribunal de Yueyang, dans la province chinoise de Hunan, a condamné Lee Ming-che à cinq années d’emprisonnement et à la privation des droits civiques pour deux ans. Lee Ming-che, souligne le ministère des Affaires continentales, n’a fait que partager en ligne avec des amis en Chine son expérience du développement démocratique de Taiwan, ce qui ne fait peser aucune menace sur la sécurité ou la stabilité de la Chine continentale.
Ce jugement, avertissent les Affaires continentales, aura des conséquences négatives sérieuses sur les échanges entre les deux rives du détroit de Taiwan et porte aussi atteinte à l’image internationale de la Chine continentale.
Taiwan est fortement préoccupé par le sort de Lee Ming-che, ajoute le ministère qui appelle la Chine continentale à assurer la sûreté et la santé du ressortissant taiwanais et à le remettre en liberté le plus vite possible. Pékin devrait en outre autoriser la famille de Lee Ming-che à lui rendre visite, insiste le communiqué.